mercredi 15 juin 2011

Une bribe de vécu.

Sur cette photo il n'y a que la moitié de mes chiens.Je ne suis qu'un triste sir qui va bientôt avoir 68 ans. Si j'habite en Thaïlande maintenant c'est pour y finir ma vie avec ma femme vu ma retraite si je voulais retourner en France je ne pourrais que finir ma vie sous les ponts a l'image de tous ceux qui n'ont pas assez cotise pour leur retraite. Je me dis que dans la vie voyager si l'on peu dire: au Canada dans les mines. les fermes de tabac. Au Laos un petit restaurant monté avec mon frère juste de quoi survivre. Le Japon quand a lui. des petits boulots dont un peu de figuration. La Hollande quand a elle un pays que j'ai bien aimé parmi d'autres du travail intérimaire sur les bateaux. gratter le fer avec d'autres personnes au dessus qui vous envoient de la rouille sur sur la tête et ceci sans masque bien sur il faut bien que les grosses entreprises fassent du bénéfice "les pauvres" comme dirait les Catalans. Décharger les camions au Boulou, je dois bien avoir 2000 tonnes sur les bras et les épaules. C'est sans parler de mon métier qui est une formation de base de coffreur ferrailleur et qui est plutôt devenu maçon homme de toutes mains allant de, couper les arbres enlever les feuilles mortes desherber déboucher les chiottes faire des murs avec de la pierre des champs des cheminées des puits de Six a Huit mètres de profondeur pour changer d'un puits si l'on veut, remonté a la verticale dans une mine du Quebec avec en prime des retombées de gravats coincés derrière les barreaux d’échelles métallique fixés dans la paroi: quand moi aide mineur, et, le mineur le professionnel celui qui fort les trous a la verticale après avoir comme après chaque remonte bâti la plate forme qui nous maintenait au dessus du vide. Ensuite tous les forages termines a l'aide de ce qu'ils appellent au Quebec une drileuse qui travail a l'air comprimé. Bourrage de poudre d'amex et de bâtons de dynamite. Replier la plate forme et la serrer contre la paroi a l'aide de chaines et, la descente: nous étions bien déjà a une vingtaine de mètres de haut par rapport a la galerie principale tout au moins un de ses embranchements qui était lui même a plusieurs centaines de mètres sous terre. Le fin du fin pour mon acolyte était de rester sous la charge ou devait sauter la roche et ceci sans regarder sa montre c'est a celui des deux qui le premier romprait le charme d'une mort certaine. j'avoue que c'est toujours moi le premier qui disait que l'on ferrait mieux de s’écarter.Sur un temps de sept minutes je crois bien n'avoir jamais dépassé les cinq, courageux mais pas téméraire.

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